
Stanley Park, Vancouver.
Eden, jeune indienne de vingt-trois ans, danse autour d'un feu sous le regard protecteur de Sky, son aigle. Elle invoque la mémoire de Violett, sa grand-mère morte en prison, "assassinée" pour avoir défendu son principe de vie: libre à tout prix.
Eden décide d'appliquer la loi de la vengeance, celle de la nature. Le ton est donné.
L'écriture d'Élise Fontenaille est efficace, percutante. Les phrases courtes et tranchantes s'enchaînent et nous livrent un hommage généreux aux indiens Haïda, minorité mise en difficulté par la mondialisation, tout en mettant en avant un fait divers qui s'est déroulé en amont des Jeux Olympiques.
Et puis vient cette phrase, page 28: "Il nous faudrait un Malcom X indien…" Surprenant.
À lire absolument.
La Cérémonie d'hiver, Élise Fontenaille, Éditions du Rouergue, 2010